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La civilisation de la vallée de l'Indus Avant la découverte de Mohenjo-Daro dans les années 1920, les archéologues auraient affirmé qu’aucune véritable civilisation n’avait pu exister dans la vallée de l’Indus, au Pakistan, il y a environ 4 500 ans.
La civilisation de l’Indus est peuple qui a vécu sur un territoire immense. Ce peuple parlait une langue inconnue des anciens et utilisait une écriture aujourd’hui encore indéchiffrable. Ces hommes ont construit de grandes villes divisées en quartiers mais avec une logique qui échappe encore aux scientifiques.
Les chercheurs ont d’abord pensé que cette civilisation était constituée de colonies provenant de Mésopotamie. Mais, les fouilles ont révélé que ce peuple avait ses caractéristiques propres. Pour l’instant, faute de nouveaux indices, officiellement la plus ancienne civilisation indienne est née sur les rives de l’Indus tout comme l’Egypte s’est développée sur le Nil. Mais alors qui était cette civilisation restée si longtemps dans l’ombre ? Mohenjo-Daro, la «colline des morts», quant à elle fait toujours l’objet de recherches mais aussi de vives controverses. Apparemment, ce peuple était un peuple de marchands. Tout porte à croire qu’ils ne disposaient d’aucune supériorité militaire. Tout atteste le caractère pacifique de ce peuple qui possédait une supériorité culturelle. À la lumière de la dispersion des objets manufacturés de la civilisation de l'Indus, son réseau commercial intégrait une immense zone, incluant des parties de l'Afghanistan, du nord et du centre de l'Inde et s'étendant des régions côtières de la Perse à la Mésopotamie. On se perd en hypothèses sur leur système social et sur leur religion. Il ne s’agit nullement comme c’est le cas pour la civilisation égyptienne d’avancée technologique subite. L’évolution semble avoir été progressive. Après près de 100 ans de recherches, on commence à mieux comprendre l’évolution de cette civilisation.
Le caractère le plus stupéfiant des villes harappéennes est la complexité de leur urbanisme. Ces villes s’étendaient sur un périmètre de 100 à 200 hectares au minimum. La ville de Mohenjo-Daro n’échappait pas à cette règle. On peut la comparer aux grandes villes américaines. D’ailleurs, les archéologues l’ont surnommé « le Manhattan de l’âge de bronze ». En effet, on peut voir une douzaine d’artères tracées au cordeau traverser la ville du nord au sud, coupées d’est en ouest par des rues plus étroites qui délimitaient des pâtés de maisons. Les rues étaient pavées avec des centres administratifs imposants. Il y avait des rangées de petites maisons en briques dotées de toilettes privées et d’égouts. Au centre de Mohenjo-Daro se dressait la citadelle, vaste édifice abritant des salles de fêtes et des bureaux. A proximité, des bains publics avaient été construits. Mohenjo-Daro abritait également ce qu’on a baptisé le « Grand Bain », une piscine de 12 mètres de long sur 7 de large pour 2,40 de profondeur. On pense qu’elle servait pour des cérémonies d’immersion car on retrouve les bains rituels dans la religion de l’hindouisme.
Les rues étaient bordées de magasins. A l’intérieur des maisons, il y avait généralement un puits et même quelque fois une salle de bain avec un bac à douche. D’autres bâtiments restent toujours énigmatiques. A Harappa et Mohenjo-Daro, il existe deux édifices étranges avec un socle divisé en blocs, qui supportait probablement une construction en bois. On a cru au départ qu’il s’agissait de greniers mais cette hypothèse est de plus en plus écartée. Finalement ils restent un mystère. La question reste donc toujours la même : pourquoi une civilisation aussi évoluée a-t-elle abandonné ces villes ?
Déjà aux environs de 1 600 ans avant notre ère, les villes étaient à l’abandon. De nombreuses théories ont été émises pour expliquer ce déclin. On a tout d’abord pensé que la civilisation de l’Indus avait été renversée par une invasion indo-européenne, qui auraient provoqué la rupture des relations commerciales avec les autres pays. On a retrouvé des squelettes portant la trace de blessures à l’arme blanche. Il y aurait donc bien eu un conflit. Les fouilles relatives à cette époque ont révélé des destructions, des incendies et des squelettes sans sépulture. Cependant, les squelettes sont fort peu nombreux et on a retrouvé aucun fragment d’armes. L’invasion massive d’une autre civilisation capable d’éradiquer celle en place aurait laissé bien plus de traces. L’eau est peut-être la cause de cet abandon. En effet, des recherches archéologiques ont révélé que la civilisation de l’Indus devait lutter constamment contre les inondations. Certains quartiers de Mohenjo-Daro auraient été reconstruits huit fois. Mais, il n’y a aucune trace d’une catastrophe naturelle qui aurait touché l’ensemble des cités. Plusieurs facteurs sont sans doute intervenus et ont conjointement provoqué ce déclin. À vrai dire, la raison de la chute de ce peuple et ce qu’il est devenu ensuite est très floue et sujet à polémique. Cependant, le fleuve et les changements climatiques ont certainement joué un rôle dans le déclin de cette civilisation.
Plus récemment, une théorie assez révolutionnaire a été énoncée. Les scientifiques Davneport et Vincenti ont déclaré que la ville de Mohenjo-Daro avait été ravagée suite… à une explosion nucléaire.
L’analyse moderne a confirmé que des fragments de la ville avaient fondu au contact d’une très haute température. Les douzaines de squelettes qui ont été trouvés dans la région de Mohenjo-Daro présentent une radioactivité excédant la norme de presque 50 fois. Ces analyses scientifiques nous ramènent à la grande épopée indienne, le Mahabharata. Elle contient des mentions d’une arme prodigieuse aux effets dévastateurs. Un des passages parle d’une «coquille», qui étincelait comme le feu, mais sans dégager de fumée. Bien sûr, on a du mal à imaginer qu’à une époque aussi lointaine des armes nucléaires ont pu être utilisées. Le texte est troublant quand on le met en parallèle avec les dernières découvertes. Il a été démontré récemment que des réacteurs nucléaires naturels pouvaient exister (voir cet article). Pourrait-il alors s’agir d’un phénomène naturel qui aurait provoqué un cataclysme ? L’épicentre du choc a été détecté au centre de la ville. A cet endroit, toutes les maisons ont été nivelées. A la périphérie, les destructions sont moins importantes. La civilisation de la vallée de l’Indus a en tout cas marqué l’Inde. Bien des aspects de l’Inde d’aujourd’hui puisent leurs racines dans la civilisation inconnue.
Le mystère des cités incas
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